L' Ours brun des pyrennées

L’ours brun est l’une des huit espèces d’ours du monde. Il est présent dans la plupart des grands pays de l’hémisphère Nord, sous des formes variées.
Celle des Pyrénées est l’une des plus petites. Les mâles adultes pèsent 120 à 200 kg et les femelles 80 à 120 kg. Le pelage va du beige à la couleur cannelle foncée. Il hiberne en tanière de décembre à avril. A partir de la 5ème année environ, chaque femelle met au monde, dans la tanière, 1 ou 2 petits oursons de 300 g, en février, tous les 3 ou 4 ans ; pendant environ un quart de siècle.
Son domaine vital est de plusieurs milliers d’hectares. En Europe Occidentale, au moins deux millénaires de poursuite par l’homme en ont fait un animal nocturne et des plus méfiants.
Son cadre de vie : les forêts résineuses diversifiées
L’ours est à l’origine l’hôte des grandes forêts des zones froides et tempérées. En Europe du Sud, il s’est réfugié dans les forêts mixtes de montagne après avoir été refoulé des plaines. Un milieu fragmenté, avec de nombreuses clairières riches en arbustes à baies et des lambeaux de forêt lui convient bien.
Son régime alimentaire est pour les trois quarts végétarien : faînes, glands, tubercules, myrtilles, framboises, sorbes et herbes tendres. Il est friand d’insectes (fourmis, hyménoptères), de charognes, et capture de temps à autre quelques moutons.
En France :
Disparu des Alpes vers 1936, l’ours n’existe plus qu’à un quinzaine d’exemplaires dans les Pyrénées françaises. Ils sont répartis en un noyau occidental (haut Béarn) et un noyau central (haut Commingues).
Plus à l’Est, des témoignages de présence sont sporadiquement recueillis çà et là. Les attitudes fréquentées vont de 800 à 2 400 m. Les lieux les plus utilisés par les ours sont les moins accessibles à l’homme. L’ours est classé espèce totalement protégée par l’arrêté ministériel du 14 avril 1981.
Avenir L’ours brun
En régression depuis plusieurs centaines d’années par suite de la demande sociale d’extermination de cette espèce, l’ours des Pyrénées a selon toute vraisemblance atteint depuis longtemps le seuil d’effectif en dessous duquel les populations ne peuvent plus se rétablir, même si l’on protège efficacement les animaux et leur milieu de vie.
L’avenir de l’ours en France ne peut être envisagé que par un plan de restauration active de ses populations, incluant la réintroduction ou le renforcement des populations et le contrôle strict des activités humaines.
De nombreux problèmes techniques et psychologiques sont liés au développement d’un tel plan, et ne trouveront leur solution que par une volonté générale et délibérée de conserver cette espèce en France.