Le Putois: il chasse surtout les lapins et les rats

Le putois appartient à la famille des mustélidés comme la belette, la martre ou le blaireau. Son pelage ventral, presque noir, est plus foncé que son pelage dorsal, brun noirâtre brillant, ce qui le distingue des autres membres de cette famille. Le menton, les sourcils et l'extrémité des oreilles, de couleur blanche, forment le masque caractéristique de l'espèce. Le poids moyen des mâles (1 300 g) est environ le double de celui des femelles (700 g).
Le putois est un animal solitaire et nocturne. La femelle met au monde, en mai ou en juin, une portée comprenant habituellement 4 à 8 jeunes. Ceux?ci s'émancipent dès l'âge de 3 mois à la recherche de leur propre territoire.
Son cadre de vie : les zones humides, les bordures de cours d'eau et les milieux bocagers
Les zones humides et les bordures de cours d'eau ou les milieux de bocage et les paysages moyennement boisés sont les habitats typiques du putois.
L'espèce s'est également adaptée à la majorité des milieux rencontrés sous nos climats. En particulier, la fréquentation des habitats humains est importante, surtout dans les milieux très ouverts ou dans les régions où l'hiver est rigoureux. Dans les grands massifs forestiers, l'espèce est plus rare et sa présence est souvent limitée aux lisières.
L'essentiel du régime alimentaire est composé de lapins mais aussi, selon les sites et les saisons, de batraciens, de rongeurs et d'oiseaux.
En France:
Le putois est présent dans toute la France à l'exception de la Corse. Sa répartition est plus régulière au nord de la Loire qu'au sud, où il est plus inféodé aux milieux humides. Le putois est abondant dans le sillon rhodanien et en Camargue. L'espèce peut être chassée. Le commerce, le transport et la naturalisation des animaux, morts ou vivants, sont interdits mais le piégeage est autorisé dans certains départements.
Avenir du putois:
Encore localement abondant, les populations de putois subissent depuis 1950 environ, un déclin général dont les causes ne sont pas identifiées avec précision.
La modification des milieux avec l'assèchement des marais ou la disparition des haies et des boqueteaux jouent en défaveur de cette espèce dont l'évolution des populations reste à préciser.